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#5 : taxe sur les robots ; cryoconserver votre cerveau ; le copier-coller génétique ; propager un gène à tout une espèce ; chimère porc-humain, et plus encore

Parlons Futur : "Pas le temps de faire une veille approfondie pour anticiper le futur? Pas de soucis, je la fais pour vous! Une fois par semaine max recevez ma sélection d'une dizaine de news du futur résumées pour vous faire gagner du temps"

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Société : quelques raisons de penser que la taxe sur les robots est une mauvaise idée, n'en déplaise à Bill Gates

  • Si Bill Gates lui-même a récemment critiqué l'idée du revenu universel (disant qu'il était trop tôt et que quitte à verser un revenu sans contrepartie, mieux valait cibler les populations les plus en difficulté), il a par contre plébiscité la taxe sur les robots, en tant que moyen pour l'état de compenser la perte en impôts sur les revenus du travail du fait de la robotisation croissante de notre économie.
  • Bill Gates imagine par exemple taxer l'installation d'un robot, ou sinon augmenter la taxe sur les profits d'une entreprise en fonction de la masse salariale qu'elle s'est économisée via l'automatisation. Le fruit d'une telle taxe servirait à reconvertir et former les victimes de la robotisation, ou pourrait alimenter plus largement le budget de l'éducation et/ou accroître la sécurité sociale.
  • Mais les robots permettent de produire plus et/ou pour moins cher, ce qui est positif en soi et profite aux consommateurs, c'est pourquoi les économistes en général s'opposent à ce qu'on taxe de tels investissements en "capital industriel".
  • Les défenseurs de la taxe sur les robots répondent à cela que les progrès technologiques menacent de laisser sur le carreau de plus en plus d'actifs qui peineront à retrouver un emploi (tous les ouvriers ne pourront pas devenir développeur d'apps du jour au lendemain...), et donc que même si les consommateurs en profitent, il faut freiner cette révolution pour qu'elle ne soit pas trop brutale, et pour cela rien de mieux qu'une taxe.
  • Le problème est que dans les faits cette révolution n'a pas encore eu lieu : les grands bouleversements techniques dus à la robotique et l'intelligence artificielle vont se produire très certainement à horizon 5-10 ans, mais en réalité depuis les années 1970 la productivité augmente bien moins vite que sur la période 1945-1975!
    • Un rapport économique établi pour le Président Obama en 2015 avait calculé que si la productivité avait continué à croître depuis 40 ans au même rythme que sur la période 1948-1978, le revenu moyen par foyer aux Etats-Unis serait de 30 000$ plus élevé aujourd'hui. Et si le niveau d'inégalité était resté le même ces 40 dernières années que celui de 1973, le revenu moyen par foyer ne serait plus élevé que de 9 000$!
  • Donc même si en soit c'était une bonne idée, il serait trop tôt pour une taxe sur les robots.
  • Et de toute façon, il est probable que cette taxe ne permette pas de lever autant de fonds qu'espéré. En effet, une des raisons pour lesquelles les salariés humains reçoivent une part décroissante des revenus des entreprise est qu'ils sont de plus en plus nombreux par rapport à l'offre de travail, ce qui joue à la baisse sur les salaires. Mais les robots ne seront pas moins nombreux, en effet, le coût marginal pour les dupliquer va continuer à baisser. 
  • La concurrence est censée pousser toutes les entreprises des secteurs qui ont le plus à économiser en employant des robots à la place d'humains à s'équiper et à transférer la baisse des coûts de production aux consommateurs sous la forme de prix plus bas pour gagner des parts de marchés, faisant tendre à terme les profits vers zéro. Peu de revenus en impôts à en attendre donc pour les gouvernements.
  • Les entreprises qui continueront à avoir de beaux profits à taxer seront celles qui arrivent à imposer un premium à leurs clients en plus des coûts de production, notamment du fait de l'image de marque ou d'une situation monopolistique.
  • D'ailleurs, il faudrait savoir ce qu'est un robot. Par exemple un logiciel qui permet de faire en quelques heures ce qui prenaient des semaines à une équipe d'avocats n'est pas un robot, mais contribue à détruire des emplois. Mais dans ce cas comment taxer Google dont le moteur de recherche remplace potentiellement le travail de milliards de documentalistes ? Un robot peut être plus ou moins productif, faire des tâches non seulement à la place des humains, mais aussi mieux qu'eux, et même faire des tâches que les humains ne peuvent pas faire. Comment les taxer dans la pratique ? Sur quelle base ? L'idée semble très compliquée à mettre en pratique.
  • Notons enfin qu'un pays comme l'Allemagne qui a beaucoup plus de robots que la France a aussi un taux de chômage bien plus bas. Les robots n'expliquent donc pas encore le chômage en France, les taxer pénaliseraient les consommateurs et les exportateurs plus qu'autre chose.
  • Source - TheEconomist

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Médecine : une expérience sur un cerveau de lapin laisse entendre qu'à notre mort clinique on pourrait préserver ce qui fonde notre identité (dans l'attente que les générations futures nous "ressuscitent" quand la technologie le permettra ?)

  • Les scientifiques s'accordent à dire aujourd'hui que ce qui constitue notre personnalité, notre intelligence, notre caractère se trouve dans notre cerveau : même si on est encore très loin de comprendre comment tout cela fonctionne, au moins sait-on où cela se passe.
  • Une question fascine certains : à la mort clinique d'un individu, si son cerveau n'est pas endommagé, y aurait-il un moyen de le préserver et donc de préserver en chemin ce qui fonde son individualité ?
  • Certaines expériences récentes tendent à montrer que cela serait possible, et ce, grâce à la cryoconservation.
  • La cryoconservation est déjà utilisée pour préserver des cellules animales, des embryons humains et même des tissus plus évolués, jusqu'à 30 ans !
  • Cette technique consiste à remplacer le sang dans un tissu par un liquide antigel que l'on va ensuite faire refroidir jusqu'à -120°C, température où il se "vitrifie", un état de la matière entre liquide et solide. À ces basses températures, l'activité moléculaire ralentit prodigieusement, le temps biologique s'arrête.
    •  (c'est bien différent de la congélation où les cristaux de verre tranchants seraient très dangereux pour les cellules que l'on cherche à préserver)
  • Bien qu'on ne comprenne pas encore à ce jour parfaitement la physiologie de toutes les cellules, toutes ont déjà pu être cryoconservées : de la même façon certains scientifiques considèrent que même si ce qui fonde une individualité est complexe, comprendre cette complexité est différent de vouloir la conserver après la mort clinique.
  • Il a ainsi déjà pu être prouvé qu'un vers C. elegans, réanimé après une période de cryoconservation, avait pu retrouver des souvenirs et comportements acquis préalablement.
  • De façon similaire, il a été prouvé en 2015 par des scientifiques du Massachusetts Institute of Technology que les connexions neuronales de long terme (support de la mémoire de long terme) dans un cerveau de lapin restaient fonctionnelles après avoir été cryoconservées. La technique utilisée est censée permettre une préservation du cerveau pour des milliers d'années.
  • Cette expérience révolutionnaire est la première preuve tangible que la cryoconservation d'un cerveau de mammifère serait possible, et avec elle la conservation des souvenirs de long terme au-delà de la mort clinique. L'équipe cherche maintenant à reproduire l'exploit sur de plus gros cerveaux de mammifères.
  • Comme la technique consiste "simplement" à perfuser des produits chimiques par les artères, cela devrait aussi fonctionner avec un cerveau de porc et même d'humain.
  • Source en anglais - Motherboard
  • La mort en 3 étapes :
    • la mort cardiaque : moment où le coeur s'arrête de battre définitivement, entraînant un arrêt irréversible de la circulation sanguine naturelle, puis la mort cérébrale
    • la mort cérébrale : moment où l'activité électrique du cerveau cesse définitivement
    • la mort "informatique" : quand les cellules du cerveau, support de la mémoire et de ce qui fonde notre identité, se sont dégradées de façon irréversible. 
  • La mort clinique est en général déclarée quand les morts cardiaque et cérébrales ont été constatées. 
  • Mais la mort informatique à température ambiante ne survient en général que quelques heures après la mort clinique, ce qui laisserait théoriquement le temps de cryoconserver le cerveau de l'individu.
  • Le cerveau est en fait assez endurant :
    • Des expériences sur des rats dont on a privé de sang le cerveau montrent que même après 6 heures, seuls 15% des neurones sont détruits irréversiblement. Il faut 10 heures pour que la moitié des neurones meurent.
    • Des neurones prélevés sur des personnes âgées quelques heures après leur mort ont pu être maintenus en vie en laboratoire, 80% d'entre eux étaient encore en vie après 2 semaines.
    • Source
  • Autre exemple troublant : la radiologiste suédoise Anna Bågenholm, piégée sous la neige après un accident de ski, avait pu être réanimée plus de deux heures après avoir été pourtant déclarée morte cliniquement.
  • Pourquoi vouloir cryconserver notre cerveau à notre mort clinique : l'espoir est qu'un jour dans le futur soit mises au point les technologies qui permettront de récupérer les informations que contient notre cerveau ainsi cryconservé, et surtout de s'en servir pour émuler notre personne, en d'autres termes nous "ressusciter". 
  • On appelle ceux qui croient en cette possibilité les "cryonistes" (cryonicists en anglais). 
  • Il est peu probable que les personnes cryoconservées puissent être réanimées biologiquement du fait des produits chimiques utilisées pour figer les détails du cerveau (sauf progrès incroyables en nanotechnologie qui ne sont pas à exclure), si bien que les cryonistes pensent que leurs informations serviront à les ressusciter sous la forme d'une émulation sur ordinateur : l'intelligence qui se réveillera alors sur l'ordinateur pensera être vous, aura vos souvenirs, vos réflexes, vos envies, ambitions, peurs et manies. 
  • Certains pensent que lorsque cela sera possible, une telle émulation se réveillera vraisemblablement un univers virtuel si réaliste qu'on ne pourra voir la différence avec le monde réel.
  • Pour les cryonistes, mieux vaut faire préserver son cerveau à sa mort même si chance infime de revenir à la vie, plutôt que non auquel cas la chance est à coup sûr nulle.
  • Source en anglais Inverse.com

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Biotechnologie : modifier le génome est maintenant rapide, précis et bon marché grâce à "CRISPR" : qu'est-ce que c'est ? Pourquoi est-ce une révolution ?

  • CRISPR est une biotechnologie qui permet de supprimer et/ou ajouter et/ou désactiver un gène dans l'ADN de n'importe quelle cellule de n'importe quel organisme, que ce soit une plante, un vers de terre, un lapin ou un humain.
  • Cette technologie reproduit et perfectionne la capacité du système immunitaire de certaines bactéries à reconnaître et neutraliser certains gènes chez des virus les attaquant.
  • Pouvoir supprimer et/ou ajouter un gène dans l'ADN d'un organisme n'est pas nouveau en soi. 
  • La nature le fait déjà par le biais des mutations naturelles, c'est ce qui nous a permis de passer du petit rongeur à l'homme, entre autres merveilles.
  • L'homme le fait aussi depuis des lustres indirectement via la reproduction sélective des plantes et animaux, et plus récemment et directement, en laboratoire avec les OGM.
  • Ce qui est nouveau : CRISPR est bien plus rapide, précis, fiable et économique que toutes les méthodes utilisées jusque là. C'est ce qui en fait une véritable révolution ! 
  • En gros, CRISPR donne la possibilité d'éditer très facilement le génome d'un individu au sein d'une espèce.
  • Pensez "ciseaux génétiques", "couper/copier coller génétique"
  • Ce qui prenait un an avec les anciennes méthodes prend maintenant quelques semaines.
  • 30 millions de personnes dans le monde souffrent d'une des 6000 maladies génétiques identifiées à ce jour. CRISPR offre, entre autres, l'espoir de les guérir.
  • Un enjeu pour la recherche est de savoir si l'on peut modifier les cellules reproductives, au-delà des cellules non-reproductives.
  • Modifier des gènes au sein de cellules non-reproductives permettrait de guérir l'individu sans que ces mutations puissent être transmises aux enfants. À la différence des modifications des gènes des cellules reproductives. C'est le dernier cas qui est le plus sensible au niveau éthique.
  • Les 5 applications principales devant connaître le plus de progrès en 2017
    • Comprendre à quoi sert chaque gène, et quels sont les gènes derrière un comportement ou une aptitude : on est très loin de savoir quels gènes codent pour quelles aptitudes ou caractéristiques, pouvoir inhiber un gène facilement est le moyen rêvé d'expérimenter afin de dévoiler les mystères de l'ADN
    • Mettre au point des OGMs encore plus adaptés à nos besoins et contraintes, et plus écologiques : des plantes nécessitant moins d'eau, moins de pesticides, moins d'engrais, plus résistantes à la sécheresse, aux insectes et au sel, croissant plus vite et produisant de plus gros grains.
    • Identifier des traitements possibles pour Alzheimer, contre le cancer, le SIDA, l'herpès et l'hépatite
    • Réduire notre dépendance aux hydrocarbures : CRISPR permettrait de modifier des levures pour les conduire à transformer des sucres en hydrocarbures, et notamment les molécules dont nous avons besoin pour produire du plastique, du nylon ou tout autre matériau aujourd'hui dérivé des produits pétrochimiques
    • Pour produire vaccins et médicaments : et ce, en insérant des gènes particuliers dans le génome de plantes pour leur faire produire les cellules et composés organiques voulus
    • Source en anglais - Vox.com
  • Les 4 principales raisons pour lesquelles on voudrait pouvoir éditer le génome de cellules humaines, de la moins à la plus controversée :
    • Faire de la recherche fondamentale sur ces cellules humaines en laboratoire : pour comprendre quel gène sert à quoi par exemple, et sans jamais chercher à produire un embryon viable ou à modifier directement un être humain.
    • Essais cliniques en vue de modifier les cellules non-reproductives d'un être humain : ce sont les fameuses thérapies géniques devant permettre de guérir cancer, sida, ainsi que les maladies génétiques. Ces modifications de l'ADN n'encourent pas le risque d'être transmis aux enfants et suscitent donc moins le débat.
    • Modifier le bagage génétique d'une ovule, d'un spermatozoïde voire d'un embryon pour couper court à une maladie génétique :
      • il ne s'agit plus là d'éditer un humain, mais d'éditer l'humanité car on touche aux cellules dites reproductives
      • les changements pourront être transmis de génération en génération
      • l'influente "National Academy of Sciences" américaine a rendu un rapport en février dernier recommandant d'autoriser ces pratiques hautement controversées dans le seul objectif de traiter des maladies génétiques graves pour lesquelles aucune alternative n'existe
    • Modifier le génome d'un individu dans le but non pas de le soigner mais de l'améliorer, le rendre plus fort, plus intelligent : c'est aujourd'hui ce qu'il y a de plus sensible, et est interdit partout dans le monde a priori, pour l'instant...
    • Source en anglais - Vox.com

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Biotechnologie : découvrez le "gene drive", cette biotechnologie qui permet de propager un gène (et donc un handicap, une aptitude, un trait) à toute une espèce, possiblement pour l'éliminer

  • Pour comprendre ce qu'est un "gene drive", revenons brièvement sur comment la transmission des gènes se fait des parents à l'enfant : chaque individu au sein d'une espèce dispose en fait de deux versions de chaque gène (on dit aussi deux "allèles") : un allèle hérité du père, un allèle hérité de la mère.
  • Chacune des 2 versions d'un gène est hébergée sur un chromosome, et c'est pour ça que les chromosomes vont par paire, chaque cellule humaine non-reproductive possède 23 paires de chromosomes. Les cellules reproductives ne possèdent que 23 chromosomes, dont chacun est le fruit du mélange des deux chromosomes de la paire correspondante.
  • Seul un allèle (version d'un même gène donc) s'exprime en général (mais pas nécessairement, ainsi si vous avez les allèles A et B pour le groupe sanguin, vous serez du groupe AB). 
  • Certains allèles sont dominants par rapport à d'autres dits récessifs.
  • Pour être sûr qu'un allèle s'exprime,il faut que l'individu ait les 2 mêmes pour un gène donné.
  • Un "gene drive" consiste à insérer dans le génome d'un individu un allèle qui aura la capacité de s'exprimer et d'être transmis nécessairement à sa progéniture, quel que soit le bagage apporté par l'autre parent. Ce qui veut dire que le gène va pouvoir se transmettre de génération en génération jusqu'à se retrouver chez tous les individus de l'espèce au bout d'un certain nombre de générations.
  • Le gène inséré peut viser à :
    • rendre une espèce plus forte et adaptée à son milieu (pour par exemple la sauver de l'extinction)
    • rendre une espèce résistante à un virus pour qu'elle cesse de le propager (certains projettent de recourir à un "gene drive"chez la variété de moustiques qui colporte la malaria pour lui  enlever cette capacité, les scientifiques estiment qu'en théorie si on arrive à faire en sorte qu'1% des moustiques aient le gène, en un an, c'est-à-dire après 10 générations, 100% de l'espèce aura le gène, et la malaria aura disparu)
    • conduire une espèce à l'extinction (avec un gène par exemple qui conduit à ce que, si la progéniture est mâle, elle soit infertile, et si elle est femelle, elle soit fertile tout en portant le gène de l'infertilité masculine qu'elle transmettra nécessairement, si bien qu'à terme, si tous les mâles sont infertiles, l'espèce est condamnée à s'éteindre, c'est le projet très controversé annoncé récemment par la Nouvelle-Zélande pour éradiquer ses rongeurs nuisibles)
  • Le "gene drive" fait appel à la technologie CRISPR (détaillée plus haut) afin d'insérer facilement dans un chromosome des allèles codant pour le caractère voulu et pour la capacité à se copier et s'insérer dans l'autre chromosome de la paire, garantissant qu'ils seront transmis à la progéniture, et à la progéniture de la progéniture, etc.
  • Cette technologie a de quoi faire peur, enfin le jour où elle sera maîtrisée, ce qui n'est pas encore le cas. Voici quelques raisons de se rassurer :
    • Elle n'est envisageable qu'avec les espèces qui se reproduisent sexuellement, ce qui exclue donc les bactéries et les virus
    • Elle est subordonnée à la durée du cycle de reproduction. Ainsi pour les éléphants ou les hommes, il faudrait des centaines d'années pour propager un gène de cette façon.
    • On pourrait aussi en théorie développer un "reversal drive" qui viendrait annuler les effets d'un premier "gene drive"
  • Source en anglais SingularityHub.com ici et  et Ted.com

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Biotechnologie : développer un embryon de chimère porc-humain pour cultiver des organes humains, c'est bientôt possible

  • En janvier 2017, des chercheurs américains ont annoncé avoir développé le temps d'un trimestre de grossesse d'une truie un embryon de porc dans lequel des cellules souches humaines avaient été injectées.
  • Les cellules souches sont des cellules encore indifférenciées qui peuvent évoluer en cellules spécialisées (comme les cellules cardiaques, neuronales, etc.), et prises collectivement, en organes. 
  • L'intérêt de ces expériences, qui relèvent de la discipline appelée "xénotransplantation", est de pouvoir à terme faire pousser des organes humains dans un porc en vue de pouvoir les transplanter aux malades en attente d'une greffe.
  • Cette pratique soulève de nombreuses questions éthiques comme : est-ce acceptable d'utiliser les animaux comme simple support de la culture d'organes humains si cela permet de sauver des vies ? augmenter le confort de vie de certains patients ?
  • Source : infographie sur sur Futurism.com 

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Intelligence artificielle et travail : 

  • 3000 postes de traders ont été supprimés sur les 4 dernières années du fait de l'explosion du trading électronique
    • Les traders sont remplacés par des algorithmes paramétrés par des ingénieurs informatiques moins nombreux et 5 fois moins chers
    • Source : Les Échos
  • Un nouveau logiciel permet à la banque JPMorgan de faire en quelques secondes une tâche qui nécessitait 360 000 heures d'avocat jusque là
    • La tâche consiste à interpéter 12 000 contrats par an, relatifs à des prêts commerciaux
    • Le logiciel est plus rapide et plus fiable qu'un humain
    • Le budget annuel que JPMorgan investit dans la technologie représente 9% de ses revenus, le double de la moyenne du secteur.
    • La banque a aussi mis au point un "bot" auquel les employés peuvent s'adresser quand ils veulent demander un nouveau mot de passe. La banque reçoit 1,7 millions requêtes de ce type par an, soit jusque là le travail de 140 personnes qui sera donc économisé.
    • Source : Bloomberg.com

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Vidéos à voir :

  • Le "hover-bike" : le vélo-drone, tout droit sorti de Star Wars
  • La dernière vidéo de "Handle", le dernier robot bipède sur roues de Boston Dynamics (filiale de Google), impressionnant!

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